Archive for the ‘Malaysian touch’ Category

Let’s go to Templer Park !


2010
11.25

Quand on pense que la Malaisie est recouverte à 75% de forêt tropicale, on se dit qu’il serait dommage de ne pas y aller faire un tour… Cependant, alors que je suis dans mon élément en France dans n’importe quelle forêt, ici, c’est un peu plus compliqué et j’avoue que je ne suis pas prête pour un trek en pleine jungle… Commençons par des parcs, histoire d’avoir un aperçu.

Nous voilà au Templer Park, à une vingtaine de km de KL. En suivant des escaliers bétonnés (vous me direz, c’est moyen et je suis bien d’accord !) nous nous hissons tout en haut des cascades, au milieu de la végétation dense…

Je comprends depuis que je suis dans ce pays, pourquoi on qualifie ce type de forêt de “dense”, précisément car c’est un amas végétal et grouillant totalement inextricable.
En chemin, nous croisons des malais qui viennent ici avec leur pique-nique (qu’ils jettent ensuite dans l’eau ou qu’ils laissent sur les berges !) passer la journée à se baigner et à se détendre. Des piscines sont aménagées le long du cour d’eau, certaines naturellement, certaines à grand renfort de béton, ce qui, encore une fois, gâche le paysage !
C’est sympa mais nous sommes quand même assez déçus car la balade est bouclée en une petite heure, et qu’en prime, on se fait arnaquer par le taxi du retour !

On paye 25rm à l’aller et nous n’avons d’autre choix que de payer le double pour le retour !!! Ils sont forts ces taxi drivers !!!

Au passage, je ramasse un feuille géante qui mesure plus de 30 cm de long… On se sent ridicule à côté ! La petite feuille jaune est déjà grande pour nos forêts alors imaginez l’autre ! Tout est plus grand ici !

Saturday night fever in Malacca’s streets…


2010
11.12

En se perdant dans le dédale des ruelles, nous tombons sur un “resto boui-boui” dans un rue absolument pas touristique, où des familles malaises et chinoises ont l’air de se régaler… Ni une ni deux, nous voilà les coudes collés au table… Bière de Singapour (dans le saut à glace s’il vous plait ! Sinon la bouteille est chaude en 10 minutes…), calamari black pepper (Mon chouchou chez les chinois !), ayam satay et pork satay (les chouchous de Chris !)… Pour ceux qui ne connaissent pas le Satay est une sauce à base de cacahuètes excellente et facile à préparer… ( http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/309616/1246570563/satay-ayam-poulet-sauce-cacahuetes.shtml ) Un repas de rois… Des saveurs à se damner !!! pour 10 euros à 3 !

Après le repas, petite ballade digestive vers la place “rouge” et la fameuse Christ Church, construite en 1753 par les hollandais… Il y a sur cette petite place un moulin (of course), des bâtiments d’époque et la “gare” des trishaws sapins de Noël… C’est magnifique ! Petit cocktail digestif dans une rue animée… Chris découvre (pour son plus grand plaisir :(   )le Cuba Libre au Céleri.

Shopping dans le petit Chinatown très sympathique… Il est déjà tard mais nous échouons dans un petit bar à musique le Honky Tong Haven Cafe dont la terrasse borde la rivière. Il y a un petit concert donné par un Écossais Néo-Zélandais francophile et sa femme ! L’ambiance est très bon enfant, et ils aiment tous les français, à tel point qu’on se retrouve avec des verres offerts par les piliers du comptoir  et un mix de Piaf-Marseillaise-Valse-Brel dont le musicien est très fier ! Une ambiance extra ordinaire au premier sens du terme… Tous les piliers (qui semblent y être accrochés depuis quelques heures déjà) viennent discuter, nous raconter leur vie ou nous parler de la France ! De bières en bières, de rencontres en rencontres, on se retrouve à refaire le monde entre français, anglais, maltais, indiens, malais… autour d’une guitare que Nico gratte avec plaisir ! Il est 3 heure du matin, le patron voudrait bien fermer… Nous partons enfin sous une pluie battante et glacée (enfin tout est relatif !) pour une course folle à travers la ville pour rejoindre l’hôtel !

Nous arrivons trempés jusqu’au os, le gardien nous regarde et se marre (c’est vrai que nous ne ressemblons à rien, si ce n’est à une trio d’éponges imbibées de bière à l’intérieure et de flotte à l’extérieur !!!) en nous voyant essorer nos tee-shirt avant d’entrer dans la demeure séculaire ! Gros dodo, mal de tête et rhume en prévision pour le lendemain…

Malacca, une cité qui vaut vraiment le détour…


2010
11.10

ruelle égout de MalaccaAu croisement des influences coloniales successives, Malacca est un véritable bijou made in Malaisie… façade de Malacca

Chacun leur tour, les portugais, les hollandais, les anglais et les chinois ont laissé leur marque… Le résultat est une vieille ville colorée aux saveurs multiples, où les maisons coloniales s’intercalent entre les temples chinois et les somptueuses demeures Baba Nyonga… La vie y est simple et tranquille et les habitants de Malacca sont les plus gentils individus qu’il m’ait été donné de rencontrer ! (A KL, les gens sont aussi adorables mais ici, on bat des records !) Malacca est donc pour faire court un mélange épicé qui ravit les yeux, les narines et les papilles…

Premier contact avec la belle Malacca : les embouteillages sous un soleil de plomb ! La première impression n’est heureusement pas toujours la bonne … Nous décidons bientôt de garer la voiture avant de devenir fou. L’opération s’avère délicate dans la mesure où les rues de la ville sont bordées de chaque côté par des fossés où l’eau ruisselle . (On peut appeler ça des égouts mais c’est plutôt “genre” Venise… ) Chris réussit un superbe créneau sans tomber dans les trous de chaque côté !!! Passé ce petit intermède, nous découvrons une petite Venise (Effectivement ! ) qui s’anime autour de la Malacca River (très original !).la rivère Malacca

Premier étape : boire une bière !!! Nous nous installons dans une micro rue où trainait une table en bois (ça change du plastique !) chez un chinois super avenant… La bière du goûter nous flingue en  15 minutes. C’est donc avec le cerveau mou et le sourire aux lèvres que nous marchons jusqu’au quartier chinois pour trouver un hôtel pour la nuit .

un trishaw à Malacca

En chemin, nous découvrons notre premier trishaw… Un des fleurons du tourisme à Malacca ! En fait je pense qu’il y a un concours (en interne) pour savoir celui qui aura le plus kitsch ! Et avec la radio à fond s’il vous plait… En mode nuit, ces tricycles trois places ( 2 gros touristes blancs et un pauvre petit gars tout maigre qui pédale à côté) se transforment en sapins de Noël… C’est vraiment à voir !

Nous parvenons sur Jonker Street ( Jalan Hang Jebat) :façade colorée à Malacca la rue vedette du vieux Malacca… et le spectacle est magique ! Nous sommes à des années lumières des buildings de KL… Malheureusement ouvert à la circulation la journée, la quartier est néanmoins magnifique…

Après quelques échecs, nous trouvons un hôtel dans une somptueuse demeure Baba Nyonga : la Baba House… Même si on y dort pas, l’intérieur typique (kitsch et bling-bling à mort !!! ) vaut le coup d’œil : mobilier, boiseries, fontaine, impluvium traditionnels et parfois d’époque !

Au programme de la soirée : marché nocturne, repas chinois et peut-être un petit verre avant d’aller au dodo ! Suite de l’expédition à Malacca dans le prochain post… ;)

Un passage étrange à Le Paris, PD…


2010
11.10

Nous étions déjà allés à Port Dickson et malgré l’eau trouble (qui n’a rien à voir avec celle de Tioman…Nous devenons exigeants quand on a goûté à l’une des dix plus belles îles du monde !) l’endroit nous avait beaucoup plu (excepté également les énormes pétroliers qui défigurent le paysage). Bref, pour l’arrivée de Nico, un ami de Chris, nous voulions lui montrer la côte Ouest avant de filer le lendemain sur Malacca…

Je réserve donc un hôtel qui avait l’air calme pour une soirée relax et une matinée piscine et plage… L’hôtel s’avère pas mal mais le souci est que le Comité d’Entreprise de la Maybank s’y est offert un week end ‘families”… Donc il y a du monde partout, des gamins qui hurlent dans tous les coins, et la piscine dont j’avais rêvé est envahie par des hordes de familles qui s’y prélassent tout habillées… (C’est commun ici mais ça surprend toujours… Tout le monde se lave dans l’eau, crache …) Nous laissons donc de côté l’idée de nous baigner dans ce bac crado en optant pour la mer ! ;) Le lendemain matin, ces gentilles petites familles nous réveillent vers 8h au son d’une version malaise des Bronzés… Jeux et courses de sac sur la plage ( sous notre fenêtre) avec sifflet, porte-voix et musique … Ils sont en forme les employés de la MayBank !!!

Nous découvrons également à ce moment-là le paysage depuis la chambre (puits de pétrole, cargos et embarcadère !)  Je rappelle que d’après nos sources (;)), 70% du pétrole mondial passe par ce détroit !

Revenons à la soirée… Pour éviter la soirée Bronzés avec Karaoké et barbecue en famille, nous fuyons en taxi avec un driver exceptionnel, Dave (qui abuse de la clim, lui aussi mais qui est vraiment adorable !), vers le Coconut Grove (Pour ceux qui suivent, c’est un petit coin de paradis), et c’est une nouvelle fois un ravissement pour les yeux et pour les papilles… Buffet à volonté pour 12 euros, à 5 mètres de la mer… Agneau entier sur la broche, calamars et crevettes grillés, poulet, salades à n’en plus finir, desserts par centaines… Bref : un repas de prince, ça remonte le moral ! Rien de tel qu’une petite baignade sur les coups de 23h pour couronner la soirée… Retour à l’hôtel et gros dodo jusqu’à la sérénade du GO…

En route pour Malacca… Nous choisissons de prendre les petites routes de campagne, pour le plus grand plaisir des yeux même s’il fait très très chaud… Nous voyons quelques petits varans (même plus peur… depuis le voiture !) sur le parcours et nous découvrons également des plantations d’hévéa…

Quelques exemples de la Malaysian touch…


2010
11.03

Vivre en Malaisie, c’est accepter quelques détails plus ou moins loufoques qui constituent peu à peu notre quotidien… et ce pays s’avère être souvent une bonne leçon de patience et d’humilité pour nous qui venons de la sacro-sainte nation des râleurs…

Vivre en Malaisie c’est accepter d’être réveillé par Monsieur l’Imam qui de sa douce voix invite ses brebis à se rassembler pour venir prier du haut de son joli minaret… (5h du matin !!!) C’est lui qui rythme votre journée : “Tu te lèves et tu pries à 5h, tu manges et tu pries vers 13h, tu manges et tu pries vers 19h”. C’est sympa au début mais parfois … j’en viens à regretter les sonneries du bahut !

Vivre en Malaisie c’est accepter l’idée de faire peut-être parti des 1000 tués annuels sur les routes dès que vous mettez le pied dans un taxi ! La conduite est en effet très … spéciale !!! et nous n’arrivons pas à nous y habituer. Le place de l’Étoile à côté c’est du gâteau ! De plus (ceci explique cela) vous avez l’air d’un fieffé crétin quand vous attachez votre ceinture (quand il y en a une et qu’elle est en état de servir de ceinture !) Les malais roulent donc n’importe où (Il y avait deux voies là non ? Eh ben maintenant il y en a 4 ! ), n’importe comment, pourvu que ça passe !

Vivre en Malaisie c’est voir les bébés sur les genoux de leurs parents dans la voiture ( à l’avant ou à l’arrière : au choix !), et les familles entières (deux adultes et deux enfants ) sur une seule moto (petite 125) sans casque bien entendu ! On s’habitue mais quand on vous met un bébé sur les genoux, je peux vous dire que vous ne faites pas la maligne ! (Adieu donc casques, sièges auto et ceintures de sécurité…)

Vivre en Malaisie c’est accepter aussi de ne jamais manger en même temps que ceux de votre table ou de recevoir des plats que vous n’avez jamais commandés en attendant une heure votre repas (qu’on avait tout simplement oublié de mettre en commande !)… Pour le repas en amoureux, c’est mal parti ! Quand Chris est enfin servi, mon assiette est vide ! On attend même plus dorénavant…

Vivre en Malaisie c’est accepter d’avoir la bouche (et plus si …) en feu  à chaque repas… Le gentil serveur auquel vous demandez “Please, not too spicy !” vous sourit et répète “ok,ok”, et quand vous goûter, vous vous dites deux choses. D’abord, que le gentil serveur souriant s’est payé notre tête… Ensuite on se demande ce que ça doit être quand les plats sont “spicy” ! Et au fil des bouchées ingurgitées, les perles glissent harmonieusement sur nos fronts de blancs habitués au gentil cocktail sel/poivre en guise d’assaisonnement !

Vivre en Malaisie c’est accepter les variations de température à couper le souffle… Les malais sont les champions du monde de la climatisation. Aussi, alors qu’il fait plus de 30° en moyenne tous les jours, il ne fait qu’entre 15 et 20° dans les musées, cinémas, métros et autres centres commerciaux ! Pour l’anecdote, j’ai visité le musée des Arts Islamiques avec Valérie, de passage sur KL, et nous sommes sorties à la moitié de la visite car nos doigts et nos orteils étaient bleus ! (Il n’y a aucune exagération !!!)

Vivre en Malaisie c’est aussi accepter d’attendre un plombier ou un électricien qui ne vient jamais… Dire qu’en France on se plaint des gars d’EDF qui vous demandent de rester chez vous sagement à les attendre pendant une journée ! Ici c’est minimum une semaine… Nota Bene : Le plombier qui est venu hier m’avait été annoncé il y a un mois déjà et par ailleurs iln’a rien fait hier et m’a dit qu’il repasserait un jour !

Vivre en Malaisie c’est arrêter d’attendre le ticket de métro qui ne ressort pas de la borne à votre sortie de la gare… Ça n’a l’air de rien mais la première fois c’est déroutant et mon cerveau ne s’y fait pas… machinalement je tends la main et attends le maudit ticket qui ne ressort jamais ! Les tickets plastifiés sont en effet stockés dans les bornes et réutilisés jusqu’à ce qu’ils soient trop usés, ce qui a deux conséquences : la première est que vous ne voyez aucun billet trainer par terre (pour cause), ce qui est loin d’être le cas en France !, et la seconde est que vous ne risquez pas de passer 10 minutes à chercher quel ticket parmi les dix qui se trouvent dans votre poche a déjà été composté ! Amis de la RATP, la perche est tendue…

Vivre en Malaisie enfin c’est accepter les bestioles bizarres et surdimentionnées qui vous côtoient tranquillement… Il y a les rats (plus gros que les chats) qui se baladent sur la terrasse (la rue) du resto, les chats faméliques sans queue qui tentent de survivre en évitant les rats, les singes qui vous sautent dessus si vous avez le malheur d’avoir quelque chose à manger dans les mains, les papillons gigantesques, les petits lézards trop mignons qui détallent dès que vous bougez, les fourmis naines qui ont un appétit d’ogresse et qui se jètent en meute sur tout ce qui a le malheur de trainer, … j’en passe et des meilleures.

J’allais oublier… Vivre en Malaisie c’est accepter de changer radicalement d’alimentation et de manger des mini camemberts en conserve qui n’ont pas de goût, sans pain (Vive la France quand même !) et sans vin (trop cher et pas top!)…

C’est difficile quand on est français de trouver son compte en terme de nourriture ! J’ai quand même trouvé une consolation avec le roti canai ! (Je vous raconterai tout dans un prochain post :) )

Enfin, vivre en Malaisie, c’est faire l’expérience véritable du Carpe Diem, du No Stress,  c’est en un mot une très belle aventure à partager…

Un panneau pas comme les autres…


2010
09.28

Prenez deux petite minutes et cherchez l’erreur sur ce panneau qui a attiré notre attention sur la plage à Port Dickson …Allez, on joue le jeu…Pas la peine d’essayer de comprendre, c’est du malais (Bahasa) mais concentrez-vous sur les images…Donc, il est interdit de venir en moto ou en voiture sur le plage ! (facile), de jeter des détritus (ok), de faire du feu (on s’en doute !), de faire acte de vandalisme (normal !), de conduire un quad (en France on aurait mis pompeusement “interdit aux engins motorisés” pour économiser une image !…Il est également interdit de venir avec son chien (ben oui, c’est sale un chien sur la plage !), de camper (ah, ah, ça se complique !!! et oui c’est une tente !) et le petit dernier c’est la cerise sur le gâteau…Non vous ne rêvez pas, sur la plage de Port Dickson, il est interdit de regarder le coucher du soleil assis à côté de son amoureux !!! C’est presque ça en fait . Traduction littérale de l’inscription : Ne pas commettre le péché !!! Je ne vous fais pas de dessin … A quand un tel panneau en France ?